Les Baies sauvages COMESTIBLES

Voici le second Post consacré uniquement aux Baies comestibles

que vous pourrez trouver lors de vos promenades ou randonnées en Forêt.

Une récap » des Arbustes à Baies comestibles que l’on trouve au détour d’un sentier, d’un jardin, d’un bois, car il faut le savoir, il y en a des comestibles, oui-oui !

*Sachez que les baies dégustées par les oiseaux sont en partie toxiques pour nous*

Voici quelques exemples assez communs en France. (et Europe)

[Cliquez sur les images & photos pour agrandir]

Et bien-sûr, ne ramasser que ce que vous connaissez, en cas de doute, voyez votre pharmacien qui saura vous renseigner, et n’hésitez pas à prendre quelques clichés du lieu, de l’arbuste entier, du feuillage, des fleurs, fruits …

[Voir le Post précédent consacré uniquement aux Baies Toxiques]

•Baies COMESTIBLES

Sorbier / Sorbus Aucuparia

Dimension : Cette arbre peut atteindre 10 à 15 mètres de haut. Il pousse dans les bois, les forêts et les haies, dans les landes et les lieux rocheux, souvent en altitude (en moyenne montagne), sur sol léger.

Feuilles : Elles sont pennées, à 5 ou 7 paires de folioles finement dentées, vertes des deux côtés, légèrement duveteuses au revers.

Fleurs : Les fleurs blanches, à 5 pétales, sont groupées encorymbes. Elles ont une odeur forte, peu agréable. Floraison en mai-juin

Fruits : Les fruits du sorbier des oiseleurs, (ou sorbier des oiseaux, Sorbus aucuparia), ne sont comestibles qu’une fois blets, c’est-à-dire après avoir connu une période de gel, généralement en décembre. Ces petites baies rouges ou oranges, rassemblées en grappes retombantes, ressemblent un peu à de minuscules pommes.

Dégustation : Les sorbes donnent de délicieuses confitures, seules ou mélangées à d’autres fruits (pommes notamment).

Repérez bien l’arbre car les feuilles ne seront plus présentes lors de la cueillette !

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Prunellier / Prunus Spinosa

Dimension : l’arbuste peut mesurer de 0,50 à 6 mètres de haut, épineux très commun : on le rencontre souvent dans les haies champêtres, le long des fossés, au bord des routes et des chemins… Ses rameaux très épineux portent une écorce noirâtre

Feuilles : Oblongues ou lancéolées, de 1-2 × 2-4 cm de long, à marge finement dentée, en coin à la base. Elles ressemblent beaucoup à celles de nos pruniers domestiques.

Fleurs : Elles apparaissent avant les feuilles. Les fleurs blanches, à 5 pétales, sont groupées encorymbes. Elles ont une odeur forte, peu agréable. Floraison en mai-juin

Fruits : Ses drupes (à un seul noyau appelées prunelles, localement plosses) , de 6-15 mm de diamètre, pruineuses, violettes à noirâtres. Ces petits fruits sont quasiment immangeables crus, tant ils sont astringents et amers, mais le gel leur fait perdre leur amertume.

Dégustation : on en fait des confitures, des gelées ou des alcools savoureux.

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Cornouiller / Cornus mas

Dimension : arbre rustique mesurant jusqu’à 12 m de haut et appréciant les sols calcaires. Sa longévité est supérieure à 100 ans.

Feuilles : caduques de 4 à 10 cm de long sur 2 à 4 cm de large sont entières, opposées, légèrement gaufrées, au revers vert sombre. Elles tombent de façon assez précoce en automne.

Fleurs : Jaunes et petites (5 à 10 mm de diamètre) elles apparaissent en février–mars avant les feuilles. Cette floraison précoce, fait du cornouiller une excellente plante mellifère.

Fruits : Appelés cornouilles, ce sont des drupes rouges de 15 à 20 mm de long contenant un gros noyau. Elles ont un goût acidulé et sont donc comestibles et riches en vitamine C .

On les consommera de préférence blettes, par exemple quand les fruits viennent de tomber sur le sol. Elles ont un goût rappelant celui de la cerise.

Dégustation : Ils sont surtout consommés cuits, en gelée et marmelade.

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Sureau Noir / Sambucus nigra

Dimension : arbuste caducifolié à croissance rapide, à branches souvent courbées, peut mesurer de 1 à 10 mètres.

Feuilles : Ses feuilles caduques, opposées et imparipennées sont composées de 5 à 7 folioles, régulièrement dentelées, un peu plus velues sur les nervures. Les feuilles, parmi les premières à sortir au printemps, sont recherchées par de nombreux insectes, notamment les papillons nocturnes (Sphinx du troène, Eupithécie à trois points, Phalène du Sureau) dont les chenilles se nourrissent parfois exclusivement. En roulant la feuille entre vos doigts, elle dégage un peu l’odeur de patate.

Fleurs : Les fleurs hermaphrodites apparaissent en début d’été. Elles sont parfumées et comportent 5 étamines et 5 pétales de couleur blanc crème. Elles sont disposées en corymbes plans, de 100 à 240 mm de diamètre et apparaissent après les feuilles. On se sert des fleurs pour les problèmes bronchiques, à faire en tisane par exemple.

Fruits : Les fruits sont de petites baies noires violacées à chair molle de 6-8 mm disposés en grappes, comportant trois graines. Elles se présentent sous la forme de parapluies suspendus (corymbes à port tombant). Leur goût s’apparente à la mûre ou au raisin.

Elles sont très riches en vitamines et en antioxydants. On les mange cuits, crus les fruits sont un peu vomitifs ou laxatifs, à éviter donc.

Dégustation : Leur saveur riche et profonde légèrement tanique se prête bien à la fabrication de vin, de vinaigre ou de vinaigrette. Pour les conserver, vous pouvez (outre la confiture ou la gelée) les congeler comme toutes les autres baies pour avoir sous la main des concentrés de nutriments tout au long de l’année. Elles sont délicieuses dans les smoothies et seront du plus bel effet en garniture de tartes crues.

!!Attention!! à ne pas confondre avec le Sureau Hièble

qui fleurit en Juillet/Août et dont les fruits sont tournés

vers le haut. (Toxique). Lorsqu’elle possède beaucoup de hampes fruitières, les branches ont tendance à retomber, d’où la confusion

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Epine-vinette / Berberis vulgaris

Dimension : arbuste caduc à semi-persistant, épineux, très ramifié, atteignant 1,5 à 3 mètres de haut. Ses rameaux jaunâtres et ridés portent des épines trifurquées, il vit 25 à 50 ans.

Feuilles : ovales, finement dentelées, glabres, alternes et fasciculées, sont vert clair au-dessus et glauques au revers.

Fleurs : Les inflorescences consistent en des grappes de petites fleurs jaune d’or éclosant d’avril à juin.Leur étamine possède une ouverture en deux clapets ressemblant à des oreilles dressées ; lorsqu’un insecte touche sa base, l’étamine se rabat vers le pistil pour assurer la fécondation de ce dernier.

Fruits : Baies rouges, plus ou moins pruineuses, mesurant généralement de 7 à 12 mm de long et de 3 à 5 mm de large. Les grappes portent généralement de huit à quinze baies.

Dégustation : utilisés pour préparer des gelées, confitures ou boissons. (crus ou cuits)

Lorsque les fruits sont encore verts, ils sont ajoutés aux sauces ou accompagnent les viandes rôties qu’ils relèvent de leur goût acidulé.

En infusion, en association avec l’anis vert et l’anis étoilé, elle devient tisane digestive.

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Amélanchier – Amelanchier lamarckii / canadensis

Dimension : arbuste caduc, vigoureux (jusqu’à 4-5 m de hauteur)

Feuilles : Caduques, simples, ont une disposition alterne. Teintée de rouge cuivré lorsqu’elles sont jeunes, elles deviennent vertes plus tard. De forme ovale, longues de 3 à 8 cm, elles portent généralement 10 paires de nervures secondaires s’interrompant juste avant la bordure dentée. Cette bordure comprend environ 25 dents par côté ; les dents deviennent rares vers le pétiole.

Fleurs : En avril, les petites fleurs, d’un blanc crème, sont regroupées en grappes denses pour donner à l’arbre un aspect de nuage. Mellifères, elles s’épanouissent juste avant la pousse des premières feuilles qui sont souvent teintées de brun.

Fruits : des piridions qui ressemblent à des baies rouges ou violacées de 6 à 10 mm de diamètre environ. Ils sont mûrs vers la fin juillet ou le début août. Ils contiennent de 5 à 10 graines. Attendez qu’ils soient rouges très foncés, pourpres ou noirs (en fonction de la variété) avant de les cueillir. Les baies sont comestibles une fois bien mûres.

Dégustation : elles sont surtout employées cuites en confitures. Elles font le délice de nombreux oiseaux.

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Alisier Torminal – Sorbus Torminalis

Dimension : originaire d’Europe, Afrique du Nord et Asie Mineure pouvant mesurer jusqu’à 33 m en forêt, mais plus souvent entre 20 et 25 m. Et 15 à 17 m en situation champêtre.

Feuilles : Caduques vert foncé à 5 ou 7 lobes dentés

Fleurs : blanchâtres à nombreuses étamines

Fruits : marrons de 15 mm de diamètre comestibles à pleine maturité (après les premiers gels). Ces fruits sont très appréciés des petits mammifères, en particulier du blaireau (Meles meles) qui joue un rôle primordial dans la dissémination des graines (excréments enterrés contenants les graines)

Dégustation : En confiture, mais aussi dans le temps, le fruit de l’alisier pouvait être séché, moulu, et avait parfois servi de succédané à la farine dans les temps de disette. [J’ai fait un post concernant un pain à base du fruit de l’Alisier 🙂 ]

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Eglantier (des chiens) – Rosa Canina

Dimension : arbrisseau pouvant atteindre trois mètres de haut, à tiges dressées, arquées, munies d’aiguillons recourbés. Elles sont munies de stipules développés

Feuilles : alternes, composées, comprennent 5 à 7 folioles elliptiques dentées.

Fleurs : ou églantines, de 4 à 5 cm de diamètre, ont une corolle simple à cinq pétales blanc rosé, et de nombreuses étamines. Elles sont souvent solitaires ou réunies en corymbes. Le réceptacle floral est creusé en forme d’urne (hypanthium) qui contient les carpelles velus.

Fruits : (cynorhodons, aussi appelés églantines ou familièrement gratte-culs), de forme ellipsoïde, sont rouges à maturité, vers le mois d’octobre. Ils ont de 1,5 à 2 cm de long. Ils sont en fait issus de la transformation du réceptacle floral (faux fruit), qui contient les vrais fruits (akènes résultant de la transformation des carpelles)

Dégustation : Très riches en vitamine C (20 fois plus que les agrumes), ils contiennent aussi des vitamines B et PP, de la provitamine A et des sels minéraux. Frais, ramollis par les premières gelées ou après une légère cuisson, ils forment une pâte qui se mange sucrée avec des laitages. Mais ils s’utilisent surtout en confitures, en sirops et en gelées. Séchés et réduits en poudre, ils servent en décoction pour des tisanes.

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Arbousier commun – Arbutus unedo

Dimension : arbre de 5 à 15 mètres de haut. L’écorce, gris brunâtre à la base, devient rougeâtre à la partie supérieure.

Feuilles : à bordure dentée d’une dizaine de centimètres de long sont persistantes ovales, alternes, vert foncé luisant au-dessus, vert pâle dessous. Elles sont riches en tanins.

Fleurs : blanc-verdâtre, en forme de clochettes blanches pendent en grappes et apparaissent en septembre-octobre, en même temps que les fruits.

Fruits : rouge orangé à maturité est une baie charnue, sphérique, à peau rugueuse, couverte de petites pointes coniques. Toutefois, il ne faut pas le confondre avec la fraise chinoise (Myrica rubra) très similaire mais qui possède un noyau. C’est un fruit comestible, sans goût très prononcé, qui est mûr en hiver. Il est riche en vitamine C.

La chair est molle, un peu farineuse, acidulée et sucrée, et elle contient de nombreux petits pépins. Les fruits mettent un an pour arriver à maturité. Il n’est pas rare de voir le même rameau porter les fleurs de l’année et les fruits mûrs nés des fleurs de l’année précédente.

Dégustation : Crus, ses fruits sont lipides, cuits, ils servent à confectionner des marmelades et des confitures ainsi que des liqueurs.

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Pistachier Térébinthe / Pistacia terebinthus

Dimension : arbrisseau de trois à cinq mètres feuilles caduques à très forte odeur résineuse. arbre dioïque, c’est-à-dire que certains pieds ne portent que des fleurs femelles alors que d’autres ne portent que des fleurs mâles. Il peut vivre plus de 100 ans.

Feuilles : feuilles caduques à très forte odeur résineuse. Ses feuilles caduques sont vertes au printemps, jaunes ou rouge flamboyant à l’automne. Elles sont imparipennées composées de 7 à 13 folioles coriaces, entières, grandes, ovales oblongues ou elliptiques lancéolées. Le pétiole est non ailé.

Fleurs : unisexuées sont petites, rougeâtres en grappes serrées — panicules — axillaires, sur les rameaux d’un an. La floraison se produit d’avril à juin.

Fruits : drupes ovoïdes, de la taille d’un petit pois (de 5 à 7 mm) et en grappes caractéristiques Ils sont blancs, puis roses, rouges et enfin bruns à maturité. Ils dégagent une forte odeur de résine.

Dégustation : Les graines du pistachier térébinthe sont comestibles mais aigrelettes. Elles peuvent être utilisées pour produire une huile comestible qui sert de condiment dans le sud du Maghreb10. Une variante du café turc est préparée avec ces graines, le menengiç kahvesi.

On extrait des galles une substance rouge utilisée pour teindre les laines.

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Alisier Blanc – Sorbus aria (L.) Crantz

Dimension : arbre hermaphrodite à tronc droit et à houppier ovoïde pouvant mesurer de 3 à 20 m.

Feuilles : alternes, irrégulièrement dentées, tomenteuses blanches dessous.

Fleurs : inflorescences en corymbe pollinisées parentomogamie.

Fruits : fruits (alises) sont des drupes disséminées par voie endozoochore.

Son fruit n’est pas toxique : il est considéré comme comestible, mais sa chair est farineuse et d’une saveur à la fois acidulée et sucrée.

Dégustation : On l’utilise parfois pour préparer des confitures, récolté après les premières gelées.

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Micocoulier de Provence – Celtis australis

Dimension : arbre d’ornement caduc apprécié dans le paysage méditerranéen où il peut vivre jusqu’à à 600 ans. Au fur et à mesure de son développement, il prend un port arrondi et étalé et peut atteindre 15 à 25 m en hauteur et 8 à 10 m en diamètre dans son milieu d’origine (Europe du Sud et Asie mineure). Dans les régions fraîches, il forme un petit arbre.

Son écorce grise marquée de protubérances ressemble à celle du hêtre.

Feuilles : ovales, dentées et alternes sont rêches et ressemblent à celles de l’ortie, le nom anglais le plus courant de l’arbre est d’ailleurs nettle tree(« ortie en arbre »).

Fleurs : vertes pollinisées par le vent.

Fruits : Les fruits sont charnus (drupes) et comestibles, très appréciés par la faune. On les nomme micocoules. Récolte en Septembre/Octobre.

Il est très utile dans les travaux de restauration et de sécurisation des terres dégradées.

Dégustation : Utilisé à la base pour son bois (on fabrique les manches d’outils avec) les baies sont excellentes pour les petits oiseaux. Vous pourrez les utiliser pour aromatiser un alcool.

***PHOTOS A VENIR***

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Il y a aussi les Mûres sauvages, les Myrtilles …

[Crédits photos : Corbis Images/Adobe Stock/Le Méli-mélo de Lola]

N’oubliez pas de toujours rincer les baies ! [Maladie de Lyme et Cie …]

En cas d’ingestion accidentelle, n’hésitez pas à contacter le centre anti-poison de votre région qui sera à même de vous diriger et conseiller.

Liste des centres anti-poison France Métropole

  • Ile-de-France et Antilles – Guyane : Centre antipoison de Paris

    Assistance publique – hôpitaux de Paris
    200 rue du Faubourg Saint Denis
    75475 Paris Cedex 10
    Tel : 01.40.05.48.48

  • Auvergne, Rhône-Alpes : Centre antipoison de Lyon

    Hospices civils de Lyon
    Hôpital Edouard Herriot / Pavillon N
    69437 Lyon Cedex 3
    Tel : 04.72.11.69.11

  • Corse, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes – Côte d’Azur et Réunion

    Centre antipoison de Marseille.
    Assistance publique de Marseille
    Hôpital Salvator / 249 bld Sainte Marguerite
    13009 Marseille
    Tel : 04.91.75.25.25

  • Bourgogne, Champagne, Ardenne et Lorraine : Centre antipoison de Nancy

    Centre hospitalier régional de Nancy
    Hôpital Central 29 avenue du Maréchal De Lattre De Tassiny
    54035 Nancy Cedex
    Tel : 03.83.85.19.86

  • Centre et Pays de Loire : Centre antipoison d’Angers

    Centre hospitalier d’Angers.
    4 rue Larrey
    49033 Angers Cedex 01
    Tel : 02.41.35.33.30

  • Haute-Normandie, Nord – Pas-de-Calais et Picardie : Centre antipoison de Lille

    Centre hospitalier régional de Lille
    5 avenue Oscar Lambret
    59037 Lille
    Tel : 03.20.44.44.44

  • Basse-Normandie et Bretagne : Centre antipoison de Rennes

    Centre hospitalier régional de Rennes
    Hôpital Pontchaillou
    2 rue Henri Le Guilloux
    35033 Rennes Cedex 03
    Tel : 02.99.28.42.20

  • Aquitaine et Poitou-Charentes : Centre antipoison de Bordeaux

    Centre hospitalier régional de Bordeaux
    Hôpital Pellegrin / Place Amélie Raba Léon
    33000 Bordeaux
    Tel : 05.56.96.40.80

  • Limousin et Midi-Pyrénées : Centre antipoison de Toulouse

    Centre hospitalier régional de Toulouse
    CHU Purpan Place du Dr Baylac
    31059 Toulouse Cédex
    Tel : 05.61.77.74.47

  • Alsace et Franche-Comté : Centre antipoison de Strasbourg

    Hôpitaux Universitaires de Strasbourg
    1 place de l’Hôpital
    67091 Strasbourg Cedex
    Tel : 03.88.11.65.69

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